L’Amour plane sur Québec

Alex Nevky

Après mon entrevue avec l’artiste, j’étais vraiment impatiente de l’écouter en live accompagné de ses trois musiciens. Le show de 30 minutes seulement fut court mais enivrant !

 Le quatuor arrive sur scène avec un « Gênez vous pas pour vous levez » qui sera suivi quelques minutes plus tard d’un « Il y a encore des gens assis, je veux savoir c’est quoi le problème ! ».

 Le ton est tout de suite donné, il chante l’amour, le cherche dans sa première chanson, le porte dans son cœur dans une suivante,...Mais plus que des love songs ce sont des chansons d’amoureux !
 

Alex Nevsky - Festival d'été de Québec 2011Malgré un public un peu « mou » au départ, le groupe se donne complètement sur scène, les musiciens changent d’instruments très régulièrement ; ils sautent, tapent du pied et encouragent le public à les suivre. Ce dernier répond présent, notamment sur le dynamique « Crions Ensemble » chanté avec des lunettes cœurs (et oui c’est la soirée de l’amour, j’avais prévenu !) et un tambourin !

A noter la performance remarquable du guitariste (à trois guitares !) autant musicale que physique !

 
Interlude sur les plaines d’Abraham avec un cultissime « Could you be loved » par Stephen Marley.

Grand Corps Malade

Comme précédemment Grand Corps Malade annonce la couleur : « avec les musiciens on va vous parler d’amour ce soir ». Le pigeonnier (scène Molson-Dry) est plein d’une foule attentive, conquise, qui écoute le génie géant. Après un passage remarqué il y a trois ans au FEQ, Grand Corps Malade partage ses émotions, ses opinions, des brides de vie avec un slam accrocheur. Pour lui chaque mot compte, il joue avec comme personne et arrive à instaurer un vrai dialogue entre la scène et le public.
 

Grand Corps Malade - Festival d'été de Québec 2011Dans la tendance de la soirée, on retient la version slam de la plus belle des histoires d’amour où « Roméo kiffe Juliette, et Juliette kiffe Roméo » car « l’amour à ses horizons que les poisons ignorent » pour ces « deux enfants en avant sur leur temps » ! Nous avons entendu les classiques « ma tête, mon cœur, et mes couilles », « les voyages en train », mais aussi de nouveaux textes sur la paternité, la famille, la musique, les banlieues, …Mention spéciale au touchant slam sur les handicapés pour qui « le sixième sens qui apparait c’est simplement l’envie de vivre ». Le grand homme sur scène l’illustre définitivement avec son « spectacle vivant, c’est du spectacle vibrant ».
 
Pour terminer 2h de concert en beauté, Grand Corps Malade nous confie « ma seule vrai place est sur scène » et on le croit sur parole.

 Aucun doute, ce soir les festivaliers ont aimé Grand Corps Malade, et dormiront cette nuit « sur leurs deux oreilles ».

 Des concerts comme cela on en redemande !

Publié par Lucile Dijoud  samedi 9 juillet 2011
Commentaires
Cette publication n'a actuellement aucun commentaire.

Derniers commentaires



Catégories