Jean-Pierre Ferland et les purs-et-durs de la chanson francophone au Québec…

Je reviens à peine de la rencontre de presse accordée par Jean-Pierre Ferland dans le contexte de son spectacle de ce soir où nous célébrerons les noces d’or de l’album Jaune et je ne peux m'empêcher de le laisser, à travers ce blogue, vous raconter une anecdote survenue lors de la portion «rencontre avec la presse écrite» de l'événement. 

«Je vais vous raconter une histoire qui m'a faite ben mal… aujourd'hui j'en ri.

Beaucoup de monde à la sortie de l'album Jaune voulaient que je demeure chansonnier, point. Il y avait des jeunes au début des années soixante-dix qui étaient venus me voir. Ils étaient quatre, deux garçons deux filles. Ils disaient «Vous n'avez pas le droit de nous faire ça, vous êtes un chansonnier. Vous vous en allez vers le pop, le rock…». Bien sûr ce n'était pas vrai, mais eux, ils le pensaient vraiment. Je leur expliquais qu'à un moment donné, il faut évoluer, mais eux ils ne voulaient pas, alors j'ai fini par leur dire de manger de la marde et je suis parti.

Le soir de la première à la Place des Arts pour le premier spectacle de la sortie de l'album Jaune, je reçois une belle boîte de biscuits avec un beau cellophane, vous savez les belles boîtes métalliques qui sont si jolies… Juste avant d'entrer en scène - c'était dramatique pour moi parce que Leonard Cohen était dans la salle et il était accompagné de mon ancienne blonde, "l'écoeurant", j'étais dans tous mes états… Donc avant de sortir de ma loge, juste avant d'entrer en scène, j'ouvre la boîte de métal, doucement, et je déplace le papier cellophane, juste pour voir la couleur des biscuits et ben ce que je leur avais dit de manger, c'était dans la boîte… Un gros lit de papiers de toilette avec deux étrons dessus! Ça été tellement terrible… Aujourd'hui je ne peux même pas en parler sans… je vous ai dit tout à l'heure que maintenant j'en ri, mais ce n'est pas vrai… ça me fera toujours brailler cette affaire-là. Et ce soir-là, j'ai chanté tout mon disque… et j'ai peiné.»

On comprendra que ce n'est pas la seule raison pourquoi le spectacle de ce soir revêt un caractère particulier, mais je suggère... si jamais certains d'entre vous aviez le temps de lui offrir une vrai belle boîte de biscuits avant son spectacle de ce soir... je crois que la boucle serait bouclée!

Publié par Mario Asselin  vendredi 15 juillet 2011
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